dimanche 21 février 2010

Un p'tit goût de printemps

Déjà février qui file, je commence à compter les dodos jusqu'au jour où je sortirai Dolores de son banc de neige.  Je n'ai pas l'intention de déménager, je n'ai pas vraiment besoin de mon pick-up, mais il est hors de question que je m'en départisse.  J'ai plutôt envie de lui refaire une beauté; des pneus d'été tout neufs, quelques coups de buffer, un p'tit peu de putty par ici, une p'tite job de peinture, un changement d'huile, quelques ajustements, une nouvelle paire de vice grip dans le coffre à gants, un nettoyage de fond en comble de la cabine.  Comme ça, le dimanche après-midi, je pourrai aller faire une tournée en ville avec elle, rouler les vitres baissées, la musique à fond et le moteur qui gronde.  Vivement l'été!

Bien qu'on soit encore officiellement en hiver, il fait incroyablement doux.  Tellement que les gars commencent déjà à courir avec leur drill dans les érablières.  On est tenté de parler de l'hiver au passé.  Allons, je me laisse prendre au jeu...

Ce fut un hiver facile.  À peine une tempête de neige, un vendredi.  J'ai alors eu l'occasion de tester les performances de Suzanne dans des conditions extrêmes: les rangs de St-Éloi.  C'est bien connu par ici, si vous voulez voir des chemins biens entretenus, n'allez pas à St-Éloi.  On n'a même pas besoin de la p'tite pancarte verte pour savoir qu'on est entré sur le territoire de la municipalité; suffit de regarder l'état des routes.

Néanmoins, je passe régulièrement par les rangs, et à des heures où même le plus vaillant des déneigeurs n'a pas encore eu le temps de passer.  Et Suzanne, elle assure.  Tellement que j'en fais pratiquement des épisodes de rage au volant.  Soyez rassurés, je me contrôle très bien.  Jamais vous ne me verrez lever un doigt d'honneur envers le gars qui roule à 60 km/h dans son Accent avec des pneus 4 saisons.  J'attend patiemment le moment opportun pour dépasser pépère qui croit dur comme fer que son Impala plafonne à 70km/h sur une route droite bien dégagée.  Mais j'apprécie tellement les jours où il fait réellement mauvais car ces jours-là, des bretteux, il n'y en a pas; il restent chez eux, et c'est tant mieux.

En fait, je n'ai pas si hâte que ça à l'été moi.  Mes producteurs vont être soudainement très occuppés, difficiles à rejoindre.  La 132 sera envahie par des touristes qui regardent le paysage au lieu de conduire, et les rangs par des tracteurs tirant diverses machineries, en fonction du moment de la saison.  Entre les touristes et les tracteurs, je préfère nettement les tracteurs.  Je rêve mieux en suivant un tracteur...