Ça y est! Je suis officiellement en recherche d'emploi. Et tout déboule très très vite. Dans les prochains jours, je devrai prendre d'importantes décisions. Bien que j'aie la profonde conviction que tout ira pour le mieux, je ne peux m'empêcher de trouver la décision difficile à prendre. Comme dirait V. "La vie, en tout cas, c'est pas plate!".
Je squatte pour la 3e ou 4e fois la connexion du Trans Saint-Laurent, de retour d'une virée sur la rive sud pour une série d'entrevues qui s'est avérée plus longue que prévue. Lundi dernier, un producteur laitier de la Beauce m'appelle pour que j'aille le rencontrer. En même temps, dans ma petite école, c'est le bransle-bas de combat; toute la famille de mon boss vide la maison familiale en prévision des rénovations. Tout le monde (surtout mon boss en fait) semble à bout de nerf, alors je file doux...et je cherche un moyen de m'échapper au plus vite. Je saute donc sur l'occasion, me planifie quelques journées de congé pour aller virer à St-George-de-Beauce.
Le matin avant mon départ, je tonds les béliers avec V. C'est alors qu'un second producteur m'appelle suite à un cv que j'ai envoyé. Comme j'ai l'intention d'aller déjà dans le coin, j'ajoute sa ferme à ma liste de visites.
Et me voilà partie au volant de Lady, remontant la Chaudière à vive allure. À Saint-George, je suis accueillie comme un membre de la famille. Je découvre une super belle entreprise, et visiblement, on souhaite que je choisisse d'y travailler. Entre le boeuf bourguignon et la légendaire pouding au sirop d'érable, je suis séduite. Et dire qu'on m'avait déjà fait croire que les Beaucerons étaient "spéciaux", plutôt hostiles aux étrangers qui se mettaient le nez dans leurs affaires! J'ai découvert des gens vrais, honnêtes et travaillants. Mais bon, ne prenons pas une décision trop vite... J'ai encore une ferme à visiter!
Le premier soir à Saint-George, je reçois un appel pour un poste de technicienne chez Valacta. Dans le Bas-Saint-Laurent. Je me planifie donc une entrevue de plus à Rivière-du-Loup vendredi matin, étirant mon congé encore un peu plus.
Jeudi matin, je quitte Saint-George et traverse un paquet de charmants villages jusqu'à Stratford (pas la ville de naissance de Shakespeare, le village perdu quelque part entre Lac-Mégantic et Thetford Mines). Encore une fois, je découvre une entreprise laitière hyper intéressante, où on m'offre un poste. Je repars en ayant l'impression d'être une bête. Je n'aurais jamais pensé qu'on puisse vouloir m'engager si facilement dans d'aussi belles et grosses entreprises.
Je file vers Québec où je passe la nuit chez mon cousin qui héberge 3 Mexicains égarés tout droit sortis d'une ferme maraîchère de l'Île d'Orléans. Je suis confuse. Et bien entendu, je viraille un peu en basse-ville, incapable de me rendre sans détours d'un point A à un point B dans cette ville qui ne m'aime pas. Mais bon, ça s'en vient, un jour, je maîtriserai Québec, foi de bergère!
Je pars à 5h30 le lendemain matin pour Rivière-du-Loup. Encore une super belle entrevue avec le gars de Valacta, puis, je vais attendre le traversier une couple d'heure, le premier étant complet au moment où je suis arrivée. Je suis de retour dans l'univers des touristes.
Alors voilà. Toutes les portes me sont ouvertes. Peu importe le choix que je ferai, il y aura des bons et des mauvais côtés. Je vais aller méditer là-dessus le temps de quelques traites... Une histoire à suivre!!!
