vendredi 31 juillet 2009

L'ultimatum du 15 juillet

Les choses ont bougé. L'été s'est installé et moi aussi, je me suis installée. Je vis maintenant dans ma petite école, sans eau courante ni télévision, sans téléphone ni signal pour mon cellulaire, et bien entendu, sans connexion internet. Alors je squatte les réseaux non sécurisés. C'est drôlement pratique.

Je ne fais plus de comptoir de vente. J'en avais marre. Plus je travaillais là, plus j'avais envie de trucider les touristes. Je m'inventais un langage où "Merci beaucoup, passez une bonne journée!" voulait dire "J't'emmerde toi l'imbécile de citadin qui ne sait pas faire la différence entre une brebis et une chèvre!". Je n'étais plus capable de répondre aux moindres désirs des clients. Ils ont de l'argent, donc ils sont rois et maîtres. Mais en même temps, j'ai tellement de mépris pour les gratteux de papiers parfois!

J'ai donc donné un ultimatum à mon boss. Le 15 juillet, si je faisais encore du comptoir de vente à temps plain, je m'en allais. J'avais des options que je lui ai dit, et à vrai dire, tant qu'à vendre du fromage dans un trou à touristes, autant travailler dans un poste à gaz en Gaspésie...