
Voyez, j'suis efficace!
Lundi matin, la motivation est difficile. Je lutte constamment contre les réflexions existentielles qui trottent dans ma tête. À quoi bon donner tout ce que j'ai pour un troupeau qui s'en va? Mais bon, tant qu'à être dans cette ligne de pensée-là, je pourrais aussi bien mourir maintenant puisque je vais mourir un jour. Chassons vite ces pensées troubles! Je plogue mon i-pod sur mes oreilles et me donne un fix de musique histoire de persévérer.
Finalement, mon boss m'accorde un après-midi de congé. Après dîner, je me mets donc sur le cas de Dolores. J'ai réussi à emprunter les "traction aid" du père à mon boss (c'est quoi le terme français correct de ce truc-là???). J'ai de l'espoir et un moral d'acier (sans les larmes de métal).
Je démarre. Le vieux tape des Beatles que j'avais oublié à l'automne se met à jouer dans le prélart. "You say you want a Revolution, well you know..." Je trouve ça drôle, et ça me donne du courage. Vroum! Vroum! Dolo bouge d'un pied. "Don't you know it's gonna be...allright" Vroum! Vroum! Le moteur meurt, la toune arrête. N'écoutant que mon courage, je donne quelques coups de pelle, évalue la situation et redémarre. "You say you got a real solution..." Les speakers grichent, ça sonne comme une radio à ondes courtes. Vroum! Vroum! Ça bouge! "You better free your mind instead" et voilà, Dolo est tirée d'affaire. All right!!!
La ride jusqu'au garage n'est que pur plaisir intense. C'est grisant de conduire Dolores.
J'ai pris le reste de l'après-midi pour travailler sur mon cv avec la fille du CJE. Je vais sacrer mon camp. Pour de vrai! Et faire la révolution...
